Métier · Parapente

Devenir moniteur de parapente : le diplôme, l'expérience et la transmission

Le DEJEPS n'est que l'aboutissement d'un long chemin. Avant lui : des années de vol, des spots et des pays, le biplace associatif, et une pédagogie qui s'adapte à l'élève. Notre regard de moniteurs DEJEPS sur le vrai parcours pour devenir moniteur de parapente, à Gréolières depuis 2013.

  • Le DEJEPS (ENSA)
  • Le biplace associatif
  • L'expérience des sites
  • Une pédagogie adaptée
Parapentiste travaillant son aile au sol sur une crête des Alpes-Maritimes, mer à l'horizon Le métier de moniteur
  • Le diplômeDEJEPS vol libre parapente
  • Formé àL'ENSA / ENSM
  • PrérequisBrevet confirmé + expérience
  • AvantLe biplace associatif
  • Le vrai socleDes années d'expérience

On croit souvent que devenir moniteur de parapente, c'est « passer le DEJEPS ». C'est vrai, mais c'est la partie émergée. Le diplôme valide un parcours ; il ne le crée pas. Un bon moniteur, c'est d'abord un pilote qui a beaucoup volé, beaucoup vu, et qui sait transmettre.

Ce guide raconte le chemin réel : le DEJEPS et sa formation à l'ENSA, mais surtout ce qui compte autant — l'expérience accumulée sur de nombreux sites, le biplace associatif pratiqué tôt, et une pédagogie qui s'adapte à chaque élève plutôt que de le noyer.

Il est rédigé par l'équipe d'Ailéments, école de parapente à Gréolières (06) depuis 2013. Nos moniteurs diplômés d'État (DEJEPS) vivent ce métier au quotidien : voici, sans filtre, ce que c'est vraiment que de devenir — et d'être — moniteur.

L'équipe d'Ailéments, moniteurs de parapente, sur le terrain à Gréolières
Le diplôme

Le DEJEPS, le diplôme pour enseigner

Pour enseigner le parapente contre rémunération, un seul titre fait foi : le DEJEPS mention vol libre, option parapente. C'est lui qui ouvre le métier.

Ce que c'est

Un diplôme d'État

Le DEJEPS (diplôme d'État, niveau bac+2) mention vol libre option A : parapente est le seul diplôme qui autorise à enseigner le parapente et à encadrer tous les publics, de la découverte à la performance.

Où se former

L'ENSA

Il se prépare notamment à l'ENSA (École nationale de ski et d'alpinisme, rattachée à l'ENSM), en alternance avec des écoles et clubs agréés. Tous les détails de la formation sont sur le site de l'ENSA.

Ce qu'il autorise

Biplace pro & enseignement

Avec le DEJEPS, on peut exercer le métier dans toutes ses dimensions : baptêmes en biplace, stages de formation, et encadrement de pilotes jusqu'au haut niveau. C'est la clé professionnelle du métier.

Le parcours

Prérequis et formation : le chemin officiel

On ne s'inscrit pas au DEJEPS en débutant : on y arrive déjà pilote confirmé, avec des centaines d'heures de vol et une vraie expérience.

Pour entrer

Les prérequis

Être titulaire du Brevet de Pilote Confirmé et du PSC1, justifier d'une expérience de vol (compétitions ou course fédérale de distance), réaliser une immersion d'observation en école, présenter un casier vierge, puis réussir un test d'entrée et une sélection.

La formation

En alternance, sur 1 à 2 ans

La formation se fait en alternance entre le centre et des écoles agréées : modules théoriques (réglementation, aérologie, météo, sécurité), pilotage avancé et stages pédagogiques encadrés. Exigeante, et passionnante.

Notre conviction

Avant le diplôme : l'expérience, encore l'expérience

C'est là que se joue, selon nous, la vraie qualité d'un moniteur. Le diplôme sanctionne un niveau ; l'expérience, elle, sanctionne un vécu — et ça ne se décrète pas.

Le temps du vol

Dix ans, et des milliers de situations

Notre vision : avoir volé une dizaine d'années avant d'enseigner. Pas pour collectionner les heures, mais pour avoir rencontré assez de situations différentes — et su les analyser — pour anticiper celles de ses élèves.

La diversité

Des spots, des pays, des conditions

Voler sur de nombreux sites et dans plusieurs pays expose à une vraie diversité de conditions et de terrains : aérologies variées, décollages atypiques, thermiques et vol de distance. Cette variété forge la finesse d'analyse et la technique.

Ne pas attendre

Le biplace associatif, tôt

Inutile d'attendre le DEJEPS pour voler à deux : la qualification biplace associatif (FFVL) permet de pratiquer le biplace en cadre non lucratif. La faire tôt, puis pratiquer plusieurs années avec tous types de décollages et d'aérologies, est l'une des meilleures écoles.

Apprendre & transmettre

Bien apprendre pour bien enseigner

On enseigne comme on a appris. D'où l'importance de se former dans de bonnes mains, et de comprendre très tôt que transmettre, ce n'est pas tout dire.

Où apprendre

Des écoles de qualité

Se former dans des écoles sérieuses, qui travaillent avec de vraies marges de sécurité, une diversité de décollages et plusieurs types de pratique : maniement au sol, exercices en l'air, vol en thermique. On y prend de bonnes habitudes… ou de mauvaises.

Comment transmettre

La théorie, au bon dosage

Un moniteur doit avoir un solide bagage théorique — mais surtout savoir le doser. L'apport théorique s'adapte au niveau de l'élève : donner la bonne information au bon moment, sans le noyer. Trop d'informations d'un coup, ça ne sert à rien. C'est tout l'art du bon pédagogue.

L'équipe

Complémentaire et diverse

Une bonne école ne repose pas sur un seul moniteur, mais sur une équipe enseignante complémentaire : des profils, des parcours et des sensibilités variés. Cette diversité enrichit les stages — plusieurs regards sur un même geste, un même élève — et garantit un contenu de qualité et une vraie diversité d'apports.

Le métier

Un métier-passion, exigeant et humain

Être moniteur, ce n'est pas seulement voler : c'est une responsabilité, une relation, un engagement. Un métier que l'on choisit pour de bonnes raisons.

Le quotidien

Polyvalent et saisonnier

Baptêmes en biplace, stages, parfois d'autres activités de montagne : le métier est varié et souvent rythmé par les saisons. Exigeant physiquement, et jamais routinier.

Ce qui prime

Sécurité et relation

La sécurité d'abord, toujours, et la relation humaine ensuite : mettre en confiance, lire son élève, transmettre une passion. C'est ce qui fait la différence entre faire voler et faire aimer voler.

Chez nous

Progresser à Gréolières

Avant d'enseigner, on pratique. Nos stages de perfectionnement sont une belle façon de grandir en vol, d'enchaîner les décollages et de mûrir le projet d'en faire, un jour, son métier.

L'école Ailéments

Un métier qui se mérite, et se transmet

Depuis 2013 à Gréolières, l'équipe Ailéments vit le métier de moniteur : des milliers de vols, des sites variés, et l'envie intacte de transmettre. Nous ne délivrons pas le DEJEPS — c'est le rôle de l'ENSA — mais nous sommes une école où l'on vole, progresse et mûrit un projet.

Moniteurs diplômés d'État (DEJEPS), affiliés à la FFVL, pédagogie progressive : plus de 1070 avis 5/5 le confirment. Si le métier vous attire, parlons-en.

Échanger sur le métier
Parapentiste en vol au-dessus des reliefs des Alpes-Maritimes
Questions fréquentes

Vos questions pour devenir moniteur de parapente

Diplôme, prérequis, expérience, métier : les réponses concrètes.

Quel diplôme pour devenir moniteur de parapente ?

Le DEJEPS mention vol libre option A : parapente, diplôme d'État (bac+2), seul titre pour enseigner contre rémunération. Il se prépare notamment à l'ENSA (ENSM), en alternance avec des écoles agréées FFVL.

Quels prérequis pour entrer en formation DEJEPS ?

Brevet de Pilote Confirmé + PSC1, une expérience de vol attestée (compétitions ou course fédérale de distance), une immersion en école, un casier vierge, puis un test d'entrée et une sélection. On arrive confirmé, avec des centaines d'heures.

Faut-il attendre le DEJEPS pour faire du biplace ?

Non. La qualification biplace associatif (FFVL) permet de voler en biplace en cadre non lucratif. La faire tôt, puis pratiquer plusieurs années avec tous types de décollages et d'aérologies, forge une expérience précieuse avant la formation pro.

Combien d'expérience faut-il avant de devenir moniteur ?

Au-delà de la formation (1 à 2 ans), c'est l'expérience d'avant qui compte le plus. Notre conviction : une dizaine d'années de vol, sur de nombreux sites et pays, pour une vraie diversité de conditions. C'est elle qui construit la finesse d'analyse.

Dans quelle école apprendre pour devenir moniteur ?

Dans une école de qualité : marges de sécurité, diversité de décollages et de pratiques (sol, air, thermique), et une bonne pédagogie — apporter la théorie adaptée au niveau de l'élève, sans le noyer. La formation reçue façonne le moniteur.

Peut-on vivre du métier de moniteur ?

Oui, c'est un vrai métier, souvent saisonnier et polyvalent (baptêmes, stages, parfois d'autres activités). Un métier-passion, exigeant physiquement et en responsabilité, où la sécurité et l'humain priment. Bien formé et bien assuré, on en vit.

Rédigé par l'équipe Ailéments — moniteurs parapente & canyoning

École de parapente basée à Gréolières (06) depuis 2013, affiliée à la FFVL. Nos moniteurs diplômés d'État (DEJEPS) vivent le métier au quotidien, du baptême au perfectionnement : l'expérience du vol et la transmission sont le cœur de notre travail.

Moniteurs DEJEPS Depuis 2013 Affiliés FFVL +1070 avis 5/5
L'essentiel

Devenir moniteur : ce qu'il faut retenir

Quatre repères pour transformer la passion en métier.

1

Le DEJEPS est l'aboutissement

Seul diplôme pour enseigner, préparé à l'ENSA en alternance. On y arrive déjà pilote confirmé, pas débutant.

2

L'expérience d'abord

Une dizaine d'années de vol, de nombreux sites et pays, une vraie diversité de conditions : c'est le socle qui fait la finesse d'un moniteur.

3

Le biplace associatif, tôt

Ne pas attendre le DEJEPS : la qualification biplace associatif permet de pratiquer tôt, avec tous types de décollages et d'aérologies.

4

Bien apprendre, pour bien transmettre

Se former dans une école de qualité, puis doser la théorie selon l'élève. Transmettre, ce n'est pas tout dire : c'est dire juste.

Le métier vous attire ? Commencez par voler, beaucoup

Avant le diplôme, il y a le plaisir et l'expérience. Venez progresser à Gréolières, enchaîner les décollages et affiner votre technique — et, qui sait, préparer le terrain pour en faire votre métier.

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